AGUIAINE , 80 pages, en français, abondamment illustrée, publie
des études ethnologiques, documents d’histoire locale,
coutumes, traditions populaires, souvenirs et témoignages
individuels, mémoire collective, des chroniques sur l’activité
culturelle et la bibliographie régionale.
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Les linguistes diraient que c’est un “ doublet ” du mot Aquitaine. Les deux termes ont la même origine : le latin Aquitania qui figure dans la “ Guerre des Gaules ” de Jules César. L’un, Aquitaine, a été calqué sur le mot latin, en adaptant la terminaison ; c’est un mot “ savant ”, une création de gens de plume. L’autre, Aguiaine, résulte de l’évolution de la prononciation de Aquitania au cours des siècles ; c’est un mot “ populaire ”, né dans la bouche de Monsieur Tout-le-Monde. Le premier s’est maintenu tel quel et est aujourd’hui bien vivant ; le second est devenu Guyenne, qui n’est plus guère usité que comme terme historique. Il est vrai que la notion d’Aquitaine a été récemment reprise en faveur de la Région qui a Bordeaux pour capitale. Les pays regroupés dans cette région n’ont pourtant pas plus de droits historiques à faire valoir que ceux de la nôtre. Les cités des Pictons et des Santons ont été incluses dans la province d’Aquitaine par Auguste, vers 15 avant Jésus-Christ. Pendant douze siècles, jusqu’à l’entrée des troupes de Philippe Auguste dans Poitiers, en 1204, les pays issus de ces cités ont fait partie de l’Aquitaine. Jacques DUGUET
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Voir les sommaires des revues AGUIAINE et LE SUBIET
Page mise à jour en 2008